COVID-19 : L’arbre qui cache la fôret

Covid 19 l'arbre qui cache la foret

Cette pandémie, très sérieuse pour l’humanité monopolise toute notre attention. Mais cela ne servirait-il pas de cache misère devant une crise économique sans précédent qui fera de 2008 une promenade de santé ?

Dès que les choses ont commencé à tourner au vinaigre, la Banque centrale américaine (la FED), a annoncé s’octroyer le droit d’imprimer autant de billets que nécessaire pour palier les différents manques du système. Bien qu’apaisant sur le papier, cela a un coût, que les citoyens du monde ne soupçonnent souvent pas.

Faire tourner la planche à billets engendre des répercussions de grandes envergures sur le long terme, notamment sur votre pouvoir d’achat car l’augmentation de la masse monétaire dévalue l’argent que vous avez dans votre poche.

Exemple : Si vous avez 100 Euros sur votre compte en banque au 1er janvier, vous pouvez acheter l'équivalent de 100 Euros. Si la France subit une inflation de 3% pendant l'année, votre pouvoir d'achat baisse de 3% et vos 100 Euros initiaux ne permettent maintenant d'acheter que l'équivalent de 97 Euros au 31 décembre.

Comme son nom l’indique, cette pandémie affecte la terre entière et tous les pays sont en difficulté. Cela pourrait rebattre les cartes de l’ordre mondial.

Avec plus de 3 millions d’infectés sur terre, rares sont les pays non touchés et il est clair que des répercutions autres que financières verront le jour. À commencer par les tensions diplomatiques. Il fut triste de voir l’Europe ne pas faire front et chaque pays fermer ses frontières sans chercher une solution commune. Même s’il est compréhensible que dans l’urgence, il vaille mieux privilégier l’action aux réunions.

Moins médiatisées, les statistiques et les prévisions sont édifiantes. Voici ce qu’on attend dans les mois à venir :

Chômage

Partout dans le monde, les taux de chômage vont augmenter et le plus flagrant est probablement celui des États-Unis qui a comptabilisé plus de 32 millions de demandeurs d’emploi depuis le début du confinement… Cela devrait représenter prochainement un taux de chômage aux alentours de 20%… Inquiétant lorsque l’on sait que chaque 1% de chômage en plus entraine ~40 mille morts…

Dans ces périodes de crise, les gens ne dépensent plus et perdent confiance dans le système actuel.

Déflation & Hyperinflation

Au début, les dépenses futiles se raréfient pour garder de l’argent disponible pour les denrées de première nécessité.
Dans un modèle similaire à la République de Weimar en 1920, la déflation précèdera l’hyper-inflation. La phase ultime où la monnaie devient une sorte de patate chaude dont on veut se débarrasser le plus vite possible car les prix augmentent à vue d’oeil. À titre de comparaison, pendant la République de Weimar, le pain est passé de 250 marks à 200 millions de marks entre Janvier 1923 et Novembre 1923 🚀….

Bitcoin

Avec la dévaluation des monnaies nationales, le bitcoin commence à prendre tout son sens aux yeux des populations. Il devient nécessaire de se reporter sur des actifs apolitiques, neutres, accessibles à tous et décentralisés. Le Liban est une première victime avec une dévaluation de sa monnaie de 60% en Avril 2020…

Pénurie alimentaire

Même si les grands groupes de distribution font de leur mieux pour garder nos rayons approvisionnés, nous ne sommes pas à l’abri d’une pénurie alimentaire d’ici 8 à 24 mois. En effet, le confinement impacte directement les récoltes et les semences car les entreprises éprouvent des difficultés à trouver des personnes volontaires… Sans compter que les tensions diplomatiques peuvent influencer les chaines de distribution…

La bonne nouvelle est que nous reviendrons aux circuits courts et redécouvrirons qu’il y a une ferme à 6 kilomètres de chez nous pour aller chercher des oeufs, du lait et des légumes… Sans compter que les bâtisses de campagne avec jardin auront de plus en plus la cote !

Politique, Déconfinement, Trauma

La crise qui se profile est une crise économique et non une crise financière. Elle impactera donc tous les secteurs et peut avoir des ramifications sociales importantes et imprévisibles. Des déséquilibres politiques et sociaux pourraient voir le jour lorsque l’hyper-inflation sera trop forte.

Les problèmes ne manquent pas avec :

  • L’aviation au point mort,
  • Une industrie du tourisme endommagée,
  • Difficultés à rembourser les crédits pour les possesseurs de logement AirBnB.
  • Peu de dépense injectées dans l’économie
  • Crise du pétrole
  • Crise fermière

Dans le cas improbable d’un déconfinement avant 2022, le trauma du virus persistera plusieurs mois (années ?!). Même si les restaurants réouvraient, iriez-vous réserver une table pour 6 dans un restaurant bondé ? Certainement pas… Nos modes de vie et la façon dont nous interagissons avec les autres va drastiquement changer. Ce qui nous amène directement au tracking des personnes.

La sécurité au détriment de la liberté

L’application StopCovid proposée par le gouvernement met le sujet de la vie privée au centre du débat… Cette étape clé pourrait nous faire rentrer dans un monde où la notion de vie privée n’existe plus.

Le problème, comme le souligne le gourou de la sécurité informatique John McAfee, créateur de l’antivirus éponyme, est que “l’anonymat est doucement mais sûrement en train de devenir un crime”. Le mot “vie privée” va bientôt devenir un acte criminel.” Nous sommes donc devant des gouvernements qui associent petit à petit vie privée avec criminalité.

Peut-être me direz-vous que vous n’avez « rien à cacher »… Mais accepteriez-vous que quelqu’un vous suive partout (partout, partout !!), sans dire un mot et notait absolument tous vos faits et gestes ?

Conclusion

Ok, la tableau peut sembler noir… et il l’est ! Mais cela ne signifie pas que des choses positives n’émergeront pas de cette crise.

Pour preuve, les plus grandes innovations ont lieu en temps de crise.

Une crise est aussi une opportunité inouïe de changer le monde ! Tout est question de perspective… Et comme disait Winston Churchill :

« Never waste a great crisis »

Winston Churchill
  1. 31 juillet 2020

    Das Lesen Ihres Artikels hat sehr viel Spaß gemacht. Catlee Alleyn Bergerac

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  2. 5 septembre 2020

    La planche à billet n’entraîne pas forcément de l’inflation(voir même rarement) , il faut d’autres facteurs en synergie pour y parvenir.
    L’histoire montre que c’est même plutôt l’inverse : l’inflation entraîne l’augmentation du bilan des banques centrales et l’inverse a rarement été vérifié ou alors noyé parmi un faisceau d’ autres facteurs

    La BoJ fait exploser son bilan sans aucun impact sur l’inflation
    C’est pareil pour la BCE et la FED depuis 2015 et 2009

    Par contre la planche à billet entraîne mécaniquement une baisse des taux (car rachat d’obligations à 0%) ce qui entraîne une baisse de la rente

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  3. 5 septembre 2020

    Il y a 2 composantes dans la monnaie : volume et vélocité.
    Faire augmenter le volume pour compenser une perte de vélocité ne fera jamais d’inflation.
    De plus ce n’est pas de la création définitive car les banques centrales peuvent stériliser cette création à tout moment en revendant leurs actifs.
    C’est donc différent d’un hélicopter drop par exemple

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    • Jean-Marie Durandeau –
      5 septembre 2020

      En effet, il y a plus de facteurs qui entrent en jeu pour l’inflation et vous visez juste sur les 2 composantes volume/vélocité… Sauf que la vélocité tend à décroitre dans les moment d’incertitude (les gens dépensent moins). Lorsque cet argent revient massivement et rapidement dans l’économie, c’est le drame… L’Histoire l’a montrée avec la république de Weimar.

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